Après la stupéfaction de découvrir l’effondrement d’un énorme pan de berge fin 2024, rue de Gardès à Albi, il a fallu sortir la grosse artillerie. Travaux d’urgence, diagnostics et études ont été menés. Aujourd’hui, le chantier est en phase opérationnelle avec la pose d’ancrages en acier avant la mise en place d’un filet de protection. Coût estimé : un million d’euros pour une fin des travaux à la mi-août.

Le chantier impressionne. Une pente à pic avec des ouvriers travaillant à installer des ancrages métalliques qui, pour certains, atteignent 18 mètres de long. Au fond du trou, devant l’ancien moulin de Gardès, qui a abrité l’Orkis, boîte de nuit emblématique des nuits albigeoises dans les années 1980, une pelleteuse s’occupe de drainer le sol. Une montée en puissance rassurante pour des riverains qui, après l’écroulement de la berge, se disaient : « Le prochain glissement, c’est pour nos maisons ».
La maire Stéphanie Guiraud-Chaumeil s’approche de la berge pour mieux percevoir ce chantier hors norme. « Ce sont des travaux extrêmement techniques. Il y a peu d’entreprises qui savent les réaliser. Nous avons la chance que l’une d’elles soit tarnaise avec MTPS », résume l’édile tarnaise, qui rappelle son coût. « Un million d’euros sera nécessaire. C’est un gros investissement pour la ville, mais évidemment nécessaire. »
Un chantier très spectaculaire
Jean-Michel Bouat, en charge du cadre de vie, de la circulation, du stationnement et de l’écologie urbaine, appuie sur le fait « qu’on aurait pu bétonner le site pour le sécuriser ». Une décision qui a été très vite mise de côté. « On ne pouvait pas gâcher cette vue superbe des berges du Tarn avec du ciment. Alors, on a décidé de poser un filin de protection qui permettra à la végétation de reprendre vie. »
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Aujourd’hui, la rue de Gardès est coupée par son milieu à la circulation. On ne peut l’emprunter de chaque côté des travaux, mais qu’en sens unique. Il va falloir attendre encore un peu pour fêter la fin du chantier, qui a demandé un tempo plus long que d’habitude. « C’est logique, reprend la maire. Il y a eu beaucoup d’études et de diagnostics. Cela prend du temps. Plus que pour un simple chantier classique. »
On réfléchit à l’avenir de la rue
À la fin de l’été, la rue de Gardès va rouvrir. Oui, mais comment ? Ce qui est sûr, c’est qu’au sein de la municipalité, on ne veut pas rester dans un statu quo. Finis les camions et un trafic dense. Il en va de la sécurité, évidemment, mais pas que.
« Le transit pour croire que l’on va gagner deux ou trois minutes doit se terminer. On veut que cette rue soit réservée à la circulation des habitants. Je crois que tout le monde est d’accord pour ça. » Pour les riverains, c’est la bonne nouvelle après tant de stress et d’inquiétude.